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GIEC : alerte sur la situation climatique

Dernière mise à jour : 15 août 2021


Le GIEC (groupe d’experts inter gouvernemental sur l’évolution du climat) vient de publier ce jour le premier volet de son sixième rapport d’évaluation. La situation climatique est grave et sans précédent, avec notamment une concentration de CO2 très élevée


Les terres émergées se réchauffent plus vite que les océans, les pôles plus que les tropiques. Le dérèglement climatique conduit à des évènements extrêmes comme sécheresses, très fortes pluies, inondations, fonte des glaciers et des calottes glaciaires, cyclones violents.


Selon les scénarios retenus pour les émissions de GES, les experts prévoient une hausse des températures, d’ici la fin du siècle, allant de 1,4° C à 4,4 ° C. De même, l’expansion thermique des océans sous l’effet du réchauffement amène une montée des eaux pouvant aller de 0,3 m à 1,9 m d’ici 2150, sans exclure une hausse pouvant aller jusqu’à 5 m !


A ce sujet dans une étude parue le 5 aout 2021 dans Nature Climate Change, un chercheur allemand évoque le dérèglement du courant marin appelé « circulation méridienne de retournement atlantique » (AMOC). Ce dernier joue un rôle important dans la régulation climatique.


Le réchauffement des océans et des terres a bien sûr des conséquences importantes sur la biodiversité, sur la santé, sur l’agriculture.


Le fait nouveau dans ce 6ème rapport du GIEC : les experts disent que les activités humaines sont « sans équivoque » à l’origine du réchauffement. C’est pour eux une avancée majeure de ce rapport.


La situation n’a cessé de s’aggraver depuis l’ère industrielle, l’ère du « capitalocène ». Le mode production et de société capitalistes ne peuvent plus continuer. Poursuivre dans cette voie c’est clairement mettre en cause l’existence humaine sur la planète.

Les mesures prises actuellement pour une transition douce, sauvegardant les intérêts du Capital ne sont évidemment pas à la hauteur des enjeux. Pour rester à un réchauffement inférieur à 1,5°C, il faut même aller au-delà de la réduction de 55% des émissions de les gaz à effet de serre d’ici 2030 prévue au niveau de l’Union européenne. Cela nécessite des initiatives fortes à l’échelle internationale et européenne.


La question écologique est donc indissociable de la question sociale.

Cette crise écologique majeure touche de façon totalement inégalitaire les habitants, les peuples. Les responsabilités sont tout aussi inégales. Nous savons que les 10 % les plus riches sont à l’origine de 52 % des émissions de CO2 cumu­lées de la planète et que les banques continuent d’investir dans les énergies carbonées. La question écologique est donc indissociable de la question sociale.


La diminution du temps de travail est une nécessité pour sortir d’une société capitaliste qui pousse à produire toujours plus même ce qui est inutile socialement alors qu’elle néglige de nombreux besoins sociaux non satisfaits (logement, santé, éducation) avec des centaines de milliers d’emplois possibles, par exemple, dans la rénovation thermique des bâtiments (pour une sobriété énergétique faisant baisser les factures des ménages) via un plan d’investissement public massif. La revalorisation des salaires est tout autant indispensable pour l’accès à une consommation populaire écologique, et une VIe République démocratique doit mettre en place la transition écologique en associant tous les citoyens.


Une vraie révolution écologique et sociale, vigoureuse, contrôlée et rapide ne pourra avoir lieu sous l’égide de la finance. Le gouvernement actuel incarne tous les renoncements et la France a été condamnée par la justice pour inaction climatique avec « l’affaire du siècle ». Il est urgent de tourner la page du macronisme.


Une plateforme commune de la gauche sociale, écologiste et citoyenne doit proposer des mesures fortes pour répondre à la crise écologique, une vraie loi climat avec un plan sur 5 ans prévoyant la création d’un million d’emplois verts pour rendre possible cette transition écologique. C’est un enjeu essentiel de l’élection présidentielle de 2022.


Ma candidature à la Primaire Populaire porte cette ambition.


Gérard Filoche

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